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Google se plie à la justice européenne et propose un mécanisme de droit à l’oubli

Depuis hier, jeudi 29 mai, un formulaire en ligne permet aux utilisateurs européens de demander la suppression de liens qui fâchent. Un procédure qui risque d’être longue et complexe.

Suite à sa défaite à la Cour européenne de justice le 13 mai dernier, Google s’exécute : il propose désormais aux utilisateurs européens un mécanisme de droit à l’oubli, permettant de supprimer des résultats de recherche les liens vers des pages comportant des informations personnelles les concernant. Depuis jeudi soir, un formulaire en ligne permet de notifier au géant du web les liens à supprimer. via la rubrique « Règles de confidentialité et conditions d’utilisation », puis « FAQ ».
Evidemment, les suppressions demandées ne seront pas accordées automatiquement. Google précise que, conformément à la décision de justice, il évaluera chaque demande individuelle pour trouver « un juste équilibre entre la protection de la vie privée et le droit du public à accéder à ces informations ».
Parmi les questions que se poseront les juristes du géant du web : ces informations personnelles sont-elles obsolètes ou non pertinentes? Ou bien inexactes, voire excessives ? Inversement, ces données représentent-elles un intérêt public ? En effet, elles peuvent être liées à une escroquerie financière, une négligence professionnelle, une condamnation pénale, etc.

Google crée un comité de sages

Tous ces cas sont très complexes, c’est pourquoi la firme précise qu’elle ne statuera pas seule sur ces questions. Elle collaborera avec les « organismes compétents en la matière », et tout particulièrement avec les autorités de protection des données personnelles. En France, Google travaillera donc avec la CNIL.
Par ailleurs, Google va mettre en place un comité consultatif pour l’aider à fixer l’équilibre entre les deux impératifs de droit à l’oubli et du droit à l’information. Y siégeront notamment Eric Schmidt, ancien PDG de Google, Jimmy Wales, fondateur du site Wikipedia, mais aussi un professeur d’éthique à l’Oxford Internet Institute, Luciano Floridi, une chercheuse en droit à l’Université catholique de Louvain, Peggy Valcke, l’ancien directeur de l’Agence espagnole pour la protection des données, Jose Luis Piñar, et le rapporteur spécial de l’ONU sur la liberté d’expression, Frank La Rue.

Il faut « un certain temps »

Quelle efficacité faut-il attendre de ce mécanisme ? Difficile à dire. Au niveau des délais, Google ne se fixe aucune limite et précise seulement que « cette procédure peut prendre un certain temps en raison du volume de demandes du même type que nous recevons », précise le moteur de recherche. Ensuite, il faut savoir que Google ne pourra que supprimer les liens dans les résultats de recherche, pas les données elles-mêmes. Les personnes qui souhaitent maximiser leurs chances de voir leurs données inaccessibles devront donc initier des procédures en parallèles, à l’encontre des sites qui les publient.
Là où la situation peut devenir rapidement complexe, c’est quand ces informations personnelles sont régulièrement dupliquées sur d’autres sites, dans d’autres pays. Le respect du droit à l’oubli peut alors rapidement s’apparenter au mythe de Sisyphe…

Un coup dur pour l’innovation ?

De son côté, Larry Page pointe sur les conséquences négatives de ce nouvel environnement juridique. Interrogé par The Financial Times, le fondateur de Google estime que le droit à l’oubli constitue un sérieux frein au développement des start-up, en raison de la couche administrative que ce principe impose. « Nous sommes une grande entreprise et nous pouvons répondre à ces demandes et dépenser de l’argent là-dessus et les gérer. Ce n’est pas un problème. Mais au final, plus on va réguler l’internet, moins il y aura de l’innovation », explique-t-il. Par ailleurs, Larry Page pense que l’arrêt de la Cour de justice européenne peut inciter d’autres pays répressifs à augmenter la censure.
source : http://www.01net.com/editorial/620726/google-se-plie-a-la-justice-europeenne-et-propose-un-mecanisme-de-droit-a-l-oubli/#?xtor=EPR-1-[NL-01net-Actus]-20140530

 

Le droit à l’oubli

Le droit à l’oubli, c’est ce qui permet à quelqu’un de faire disparaitre des moteurs de recherche les informations qui le concerne. Quelles aient été mise part vous ou quelqu’un d’autre.

Pour certains, la décision  de la cour européenne l’une des plus grande censure qu’ait connu internet, pour d’autres, ils s’agit de rétablir le contrôle de son image.

C’est sans doute un peu des deux : imaginons un dictateur qui emprisonne des journalistes. D’autres vont s’empresser d’écrire des articles sur ce dictateur sans doute peu élogieux. Grâce au droit à l’oubli, le dictateur pourra exiger que les publications ne soient pas référencées sur les moteurs de recherche.  Quand vous ferez une recherche sur le personnage, vous trouverez sa propagande vantant ses mérites mais aucun article sur ses exactions.

Un autre exemple : Quelqu’un qui ne vous aime pas ou qui veux vous nuire publie sur les réseaux sociaux ou des forums des mensonges sur vous. Une fois que ceux-ci sont indexés par les moteurs de recherche, quelqu’un qui cherchera des informations sur vous pourra tomber sur ces calomnies. Grâce à cette loi, vous pourrez faire disparaitre ces informations des moteurs de recherche.

Alors, bien ou pas bien, cette loi ?

Christophe

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Les citoyens sont désormais en droit de réclamer à un moteur de recherche la suppression d’un lien les concernant, au nom du respect de la vie privée. Pour Google, c’est un véritable casse-tête qui s’annonce : la firme va devoir répondre à chaque requête, individuellement.

À peine débouté par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), ce mardi, avec pour obligation de faire respecter le droit à l’oubli si un internaute le demande, Google a reçu, depuis, une pluie de requêtes de la part d’internautes des pays européens. Depuis la décision de la CJUE, le Guardian rapporte que des centaines de personnes, en Europe, ont fait la demande de retrait d’informations au moteur de recherche américain.

Au Royaume-Uni, par exemple, des personnes tentent de prouver que les résultats de ces recherches Google ne sont plus pertinents ou ne sont plus à jour. Parmi ces personnes, on trouve notamment un ancien homme politique qui cherche à se faire réélire, un homme reconnu coupable de possession d’images pédopornographiques, et un médecin dont les commentaires négatifs des patients remontent sur Internet lorsqu’on tape son nom sur le moteur de recherche. Tous les trois demandent à ce que les résultats de recherche associés à leur nom soient retirés par Google.

L’ère de la sacro-sainte e-réputation

C’est un peu le revers de médaille de la décision de justice de la CJUE : tout le monde va vouloir se battre contre la firme pour améliorer sa e-réputation. Suite au rendu du verdict de l’instance européenne, Jimmy Wales, le fondateur de Wikipédia, a estimé que c’était « l’une des plus grandes décisions de censure du Web qu’on ait pu voir. S’ils doivent commencer à faire face à tous ceux qui vont pleurnicher au sujet d’une photo qu’ils auront posté la semaine précédente, ça va être difficile pour Google. »

Car chaque demande va devoir être traitée individuellement, par les équipes de Google. « La décision a des implications importantes sur la façon dont nous traitons les demandes. C’est sur le plan logistique que c’est compliqué, principalement à cause de la diversité des langues concernées et de la nécessité d’un examen attentif. Dès que nous serons en mesure de dire exactement comment cela va fonctionner, ce qui peut prendre plusieurs semaines, nous laisserons savoir nos utilisateurs », a déclaré un porte-parole de la firme, cité par le Guardian. « Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités. » À ce niveau-là, Google va être servi.

Source : http://www.linformaticien.com/actualites/id/33140/google-face-au-droit-a-l-oubli-le-tonneau-des-danaides.aspx

Bridage d’internet pour la vidéo ?

Vous pourrez bientôt savoir si votre fournisseur d’accès à internet limite votre connexion pour le téléchargement et la lecture des vidéos sur Youtube (Streaming). Enfin …. peut être.

Vidéo : Disponible pour le moment au Canada, Video Quality Report de Google permet aux abonnés de savoir quels FAI offrent le meilleur confort pour le streaming sur Youtube. Si Google dit vouloir aider les FAI, sa mesure constitue aussi un levier de pression sur les opérateurs.

Qualité de YouTube : nouveau moyen de pression de Google sur les FAI ?

Vidéo : Disponible pour le moment au Canada, Video Quality Report de Google permet aux abonnés de savoir quels FAI offrent le meilleur confort pour le streaming sur Youtube. Si Google dit vouloir aider les FAI, sa mesure constitue aussi un levier de pression sur les opérateurs.

Tous les utilisateurs de YouTube ont à un moment ou à un autre expérimenté des difficultés à visionner une vidéo. Les raisons peuvent être diverses. Et une explication peut être fournie par la bande passante allouée par le fournisseur d’accès.

En France, Free est par exemple critiqué pour les ralentissements observés sur YouTube en soirée. L’Arcep a cependant estimé qu’aucune discrimination n’était appliquée par Free à l’égard du service en ligne. Néanmoins, un sous-dimensionnement du réseau Free est bien en cause.

La qualité de l’accès à YouTube : un critère de choix de son FAI ?

D’autres abonnés pâtissent-ils dans leur consommation de vidéo, un usage incontournable sur Internet, du sous-dimensionnement de leur fournisseur d’accès ? Ils pourraient bientôt obtenir une mesure précise à ce sujet.

Google entend en effet mesurer la qualité de la vidéo sur Internet et établir ainsi une classification des FAI selon trois catégories fonction de la qualité du streaming permise par la bande passante : YouTube HD Verified, Standard et basse définition.

Google justifie la création de ce service par deux raisons : « Nous voulions donner aux utilisateurs une mesure de la performance qu’ils peuvent réellement comprendre… D’un autre côté, nous pensions que cela pourrait aussi être bénéfique pour les FAI » en leur permettant de communiquer sur la qualité de l’accès à YouTube que leur réseau offre.

Un levier de pression sur les FAI 

Pour le moment, le service n’est opérationnel que pour les internautes canadiens. Rassurant, Google déclare d’ailleurs que les fournisseurs d’accès du pays enregistrent de très bons scores leur permettant ainsi de se classer le plus souvent dans la catégorie HD.

Car Google s’attache avant tout à mettre en avant l’aspect positif de sa mesure de performance, expliquant croire que les FAI sauront faire de ce label un argument commercial auprès des consommateurs.

Pas sûr que tous les opérateurs accueillent l’initiative de Google à bras ouverts. Ils pourraient en effet le soupçonner de vouloir utiliser cet indicateur pour faire pression sur eux en les contraignant à allouer plus de ressources réseau à YouTube, ce en mobilisant directement contre eux les abonnés à Internet.

Car il s’agit en effet d’un sujet de discorde entre opérateurs et fournisseurs de services en ligne dans le cadre des débats sur l’interconnexion et la neutralité. Les premiers reprochent ainsi aux seconds de consommer toujours plus de bande passante sans contribuer suffisamment à l’investissement dans les réseaux.

Google doit-il aussi payer et pas seulement mesurer ?

« La problématique est que nous ne pouvons pas mettre de la capacité sans cesse croissante à disposition sans que ces acteurs ne contribuent à quoi que ce soit » résumait en 2010 le directeur général de Free, Maxime Lombardini, dénonçant au passage l’utilisation de la neutralité du net comme un rideau de fumée.

Car entre Google et les opérateurs, les flux sont généralement asymétriques. Dans « le cas d’un fournisseur de contenus comme YouTube, l’accès est déséquilibré, avec un ratio du type 99%-1% […] Le coût pour transporter la donnée est assez élevé. Soit c’est le fournisseur de contenus, soit c’est l’abonné qui paye » expliquait à ZDNet.fr en 2013 un opérateur.

Les FAI français ont cependant encore le temps de se préparer à ce nouveau bras de fer avec le géant américain. Le Video Quality Report n’est disponible pour le moment qu’au Canada. Si Google prévoit bien de l’étendre à d’autres régions, il n’a rien dit à ce stade de son calendrier de déploiement.

Source : http://www.zdnet.fr/actualites/qualite-de-youtube-nouveau-moyen-de-pression-de-google-sur-les-fai-39797356.htm

Bouygues : « Dans l’Internet fixe, la fête est finie » pour Free

Pour calmer les ardeurs de Free dans le mobile, Martin Bouygues promet la guerre à Xavier Niel dans l’Internet fixe afin ainsi de casser les 40% de marges de son concurrent. Comment ? En faisant faire 12,50 euros d’économie par mois aux abonnés.

La riposte face à Free, très agressif sur la 4G depuis les dernières semaines, ne se limitera plus au seul domaine de la téléphonie mobile. Car Bouygues Telecoms entend désormais s’attaquer directement à la principale source de revenus de Free, et ce qui lui permet de financer ses pertes dans le mobile : ses marges dans l’Internet fixe.

Interrogé par le Figaro (contenu payant), le patron de Bouygues, Martin Bouygues donne le ton de cette prochaine offensive : « Je déclare la guerre dans l’Internet fixe ». Cela en cassant les prix, et au travers de technologies et services « innovants ».

C’est la promesse pour 2014. « Nous allons faire faire 150 euros d’économie par an aux abonnés du fixe qui choisiront ce service, ce qui fait une économie de 12,50 euros par mois. Qui dit mieux ? Que Xavier Niel fasse la même chose s’il en est capable ! » lance Martin Bouygues.

En ligne de mire les 40% de marges de Free – contre moins de 20% pour Bouygues. Au sujet de sa 4G, l’opérateur mobile revendique un « vrai succès » et annonce qu’il franchira d’ici quelques jours le million d’abonnés. « Ce qui rend Free nerveux » juge-t-il.

Source : http://www.zdnet.fr/actualites/bouygues-dans-l-internet-fixe-la-fete-est-finie-pour-free-39796502.htm