Le droit à l’oubli

Le droit à l’oubli, c’est ce qui permet à quelqu’un de faire disparaitre des moteurs de recherche les informations qui le concerne. Quelles aient été mise part vous ou quelqu’un d’autre.

Pour certains, la décision  de la cour européenne l’une des plus grande censure qu’ait connu internet, pour d’autres, ils s’agit de rétablir le contrôle de son image.

C’est sans doute un peu des deux : imaginons un dictateur qui emprisonne des journalistes. D’autres vont s’empresser d’écrire des articles sur ce dictateur sans doute peu élogieux. Grâce au droit à l’oubli, le dictateur pourra exiger que les publications ne soient pas référencées sur les moteurs de recherche.  Quand vous ferez une recherche sur le personnage, vous trouverez sa propagande vantant ses mérites mais aucun article sur ses exactions.

Un autre exemple : Quelqu’un qui ne vous aime pas ou qui veux vous nuire publie sur les réseaux sociaux ou des forums des mensonges sur vous. Une fois que ceux-ci sont indexés par les moteurs de recherche, quelqu’un qui cherchera des informations sur vous pourra tomber sur ces calomnies. Grâce à cette loi, vous pourrez faire disparaitre ces informations des moteurs de recherche.

Alors, bien ou pas bien, cette loi ?

Christophe

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Les citoyens sont désormais en droit de réclamer à un moteur de recherche la suppression d’un lien les concernant, au nom du respect de la vie privée. Pour Google, c’est un véritable casse-tête qui s’annonce : la firme va devoir répondre à chaque requête, individuellement.

À peine débouté par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), ce mardi, avec pour obligation de faire respecter le droit à l’oubli si un internaute le demande, Google a reçu, depuis, une pluie de requêtes de la part d’internautes des pays européens. Depuis la décision de la CJUE, le Guardian rapporte que des centaines de personnes, en Europe, ont fait la demande de retrait d’informations au moteur de recherche américain.

Au Royaume-Uni, par exemple, des personnes tentent de prouver que les résultats de ces recherches Google ne sont plus pertinents ou ne sont plus à jour. Parmi ces personnes, on trouve notamment un ancien homme politique qui cherche à se faire réélire, un homme reconnu coupable de possession d’images pédopornographiques, et un médecin dont les commentaires négatifs des patients remontent sur Internet lorsqu’on tape son nom sur le moteur de recherche. Tous les trois demandent à ce que les résultats de recherche associés à leur nom soient retirés par Google.

L’ère de la sacro-sainte e-réputation

C’est un peu le revers de médaille de la décision de justice de la CJUE : tout le monde va vouloir se battre contre la firme pour améliorer sa e-réputation. Suite au rendu du verdict de l’instance européenne, Jimmy Wales, le fondateur de Wikipédia, a estimé que c’était « l’une des plus grandes décisions de censure du Web qu’on ait pu voir. S’ils doivent commencer à faire face à tous ceux qui vont pleurnicher au sujet d’une photo qu’ils auront posté la semaine précédente, ça va être difficile pour Google. »

Car chaque demande va devoir être traitée individuellement, par les équipes de Google. « La décision a des implications importantes sur la façon dont nous traitons les demandes. C’est sur le plan logistique que c’est compliqué, principalement à cause de la diversité des langues concernées et de la nécessité d’un examen attentif. Dès que nous serons en mesure de dire exactement comment cela va fonctionner, ce qui peut prendre plusieurs semaines, nous laisserons savoir nos utilisateurs », a déclaré un porte-parole de la firme, cité par le Guardian. « Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités. » À ce niveau-là, Google va être servi.

Source : http://www.linformaticien.com/actualites/id/33140/google-face-au-droit-a-l-oubli-le-tonneau-des-danaides.aspx